C’est à nous, Noirs, de nous dire ce que nous sommes!

L’Africain, appelé aussi le Noir, l’Humain de teint foncé, parti de l’Egypte, après avoir bâti une civilisation millénaire, où la science, la philosophie et la cité (et l’on voit les vestiges jusqu’aujourd’hui par le canal des pyramides et autres vestiges) que le déclin nous rattrapa.

Ce peuple occupa toute la surface du continent africain. Puis comme toute civilisation, ses enfants négligèrent la recherche du savoir et de l’Esprit. Les puissances venues du nord et du nord-est dans l’hémisphère nord du globe envahirent ses terres et déportèrent ses dignes fils et filles en esclavage et conquirent son territoires. La déshumanisation fut systématique, l’exploitation économique sans commune mesure.

Plus récemment, entre 1875 et 1909, Léopold II Roi des Belges, dirigea une entreprise macabre au coeur de l’Afrique, s’arrogea un espace occupé par des empires, des royaumes, des républiques souverains. Il soumit ce peuple à l’innommable, ceux qui refusait de soumettre étaient assassinés, amputés, bannis, emprisonnés. Il transmettra cet espace qui aujourd’hui est appelé République Démocratique du Congo, à son pays la Belgique, qui continua cette oeuvre de spoliation, jusqu’au jour où les fils et filles du Congo se soulevèrent et décidèrent de se libérer de ce joug.

Mais Léopold II n’était pas seul, c’était, et cela continue, c’est l’oeuvre de l’Occident qui décida de mettre mains basse sur l’Afrique. La domination continue et cela restera ainsi jusqu’au jour où les Africains se souviendront de ce que furent et firent leurs aïeux et reprendront le chemin du savoir et de la philosophie. Pour le moment, silence, ça pousse.

Aujourd’hui ce peuple se débat tant bien que mal pour revenir sur la scène internationale, aussi glorieuse que quand leurs aïeux bâtirent les pyramides d’Egypte, l’époque où ses savants dans la forêt équatoriale, dans le grand rift, à travers le désert, maîtrisaient les mathématiques et les sciences de la nature.

L’Africain est appelé à prendre une autre posture, non pas pour parer aux attaques visant à le déshumaniser et à nier son histoire, mais pour qu’il écrive et dise sa propre histoire jusqu’à ce que cette Histoire devienne si évidente que ce soit l’autre qui devra prouver le contraire, si ça lui chante. Je pense que nous sommes encore à vouloir dire que ce que l’autre dit n’est pas vrai. C’est la défensive et nous n’en sortirons jamais. Il faut que nous disions ce qui est juste et bon pour nous. mbwa aswi mbwa!

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